Le CAN (Controller Area Network) est un très robuste protocole développé par l’entreprise allemande Robert Bosch. L’objectif était de fournir à l’industrie automobile actuelle et future un bus peu coûteux pour l’électronique embarquée des automobiles, répondant aux exigences croissantes portant sur l'électronique du véhicule en matière de sécurité, confort, communication et diagnostic qui nécessitent  une mise en réseau de plus en plus étendue des systèmes existants afin de permettre l'échange des informations nécessaires.

Aujourd’hui, l’efficacité et la robustesse de ce protocole l’ont amené à être utilisé dans de nombreuses autres applications industrielles, en particulier celles nécessitant un débit important jusqu’à 1 Mbits/s avec un très faible taux d’erreur.

Le CAN est aussi devenu un standard international reconnu par l’ISO. Il ne normalise que les couches LDD et physique du modèle OSI.

De nombreux contrôleurs CAN sont aujourd’hui disponibles chez la plupart des fabricants,qui proposent aussi des versions de leurs microcontrôleurs avec des contrôleurs CAN intégrés.

De nombreux packages de développement existent aussi sur le marché.

Il existe sous deux versions :
•    CAN2.0A : trame standard identificateur de 11 bits (CAN standard) ;
•    CAN2.0B : trame plus longue avec identificateur sur 29 bits (CAN étendu).

cablage d une vhecule

Il existe également deux types différenciés par leur débit :

•  le CAN Low Speed ;
•  le CAN High Speed.     can

En pratique, dans un même véhicule, plusieurs réseaux "multiplexés" vont cohabiter et à des débits différents :
- un réseau carrosserie (optiques, rétroviseurs, vitres, …) (faible débit : 32,5 à 62,5 kB/s, peud’informations, composants faible coût, temps de réponse demandé 100ms) ;
- un réseau intersystèmes(ASR, ABS, …) (débit moyen : 125 à 500 kB/s, peu d’informations,temps de réponse demandé 10ms) ;
- un réseau confort (auto-radio, climatisation, système de navigation…) (débit moyen : 125 à 1MB/s, grande quantité d’informations, temps de réponse faible 500ms) ;
- un réseau diagnostic (appelé aussi liaison K) (débit faible : 10kB/s, grande quantité d’informations, temps de réponse de l’ordre de la seconde).

Il apparaît aujourd’hui que le bus CANest en train d’émerger comme une technologie clef pour le secteur de l’automobile. Différents groupes de travail à Cynapsysse sont penchés sur des solutions permettant de rendre CAN particulièrement adapté à son déploiement dans l’automobile en résolvant des problèmes de câblage (réduction du nombre de paires torsadées) et de rendre CAN prédictible, fiable et permettant d’exploiter des systèmes possédant des contraintes de synchronisation fortes.