La géolocalisation à l’intérieur (ou en anglais : indoor localisation) est un terme utilisé pour décrire le processus de positionnement des personnes ou des objets dans un environnement fermé.

La géolocalisation tout court  signifie communément le positionnement à l’extérieur en se basant sur les services satellitaires : signaux GNSS (Global Navigation Satellite System), GPS (Global Positioning System), GLONASS, GALILEO ou les réseaux cellulaires mobiles.

Ces systèmes et constellations dédié à la géolocalisation offrent une précision acceptable (jusqu’à 1m) à l’extérieur. Malheureusement, ils ne gardent pas les mêmes performances à l’intérieur. La nature des ondes radio qui s’affecte par  l’environnement de propagation (climat, matériaux, élévation…) induit des effets indésirables dont : multi-trajets, réflexion, atténuation… Par conséquence la difficulté de localisation indoor voir l’impossibilité. Cependant la question qui se pose est le suivant : La localisation à l’intérieur : un luxe ou une nécessité ?

Pour répondre à cette réflexion, il faut bien « se positionner ». La croissance exponentielle du marché des smartphones et de l’internet of things (IoT) a crée un besoin de « se localiser » et de localiser les objets. L’approche de l’environnement ubiquitaire (smart city, smart building, M2M…) souligne l’omniprésence et l’intégration de la communication à nos entours. D’où, ce besoin a créé la nécessité de mettre en place une architecture fiable de localisation.

Dans cette optique, l’observation du développement du marché nous répond à cette question. La croissance des applications commercialisées de géolocalisation indoor est impressionnante. Le cabinet « ABI Research » évalue le marché de la géolocalisation indoor à 4 milliards de dollars à horizon 2018.  En 2014, près de 25 000 systèmes de géolocalisation indoor devraient avoir été déployés dans le monde. Le défi est l’amélioration de la précision et la facilité du déploiement d’un tel système.

En France, on trouve notamment celles proposées par Pole Star et Insiteo ainsi que Fidzup ou encore Tictag et Ubudu et également la présence de BlinkSight et BeSpoon utilisant la technologie UWB (Ultra Wide Band).

Mais d'autres acteurs se sont lancés comme les géants américain : Apple (qui a racheté WiFiSlam pour 20 millions de dollars en mars 2013) et la firme américaine Google qui ne tarde par à progresser ses offres de cartographie (Maps pour Google et Plan pour Apple).

Fidzup a développé une technologie de géolocalisation intérieure basée sur l'envoi des signaux sonores. La solution existe sous deux formes : Spot-In Store cible les enseignes de distribution, Spot-in Mall les centres commerciaux. Depuis novembre, une variante 100% online nommée Plug&Play permet aux non retailleurs de mettre en place et de paramétrer la solution dans leur restaurant, galerie, etc.

NAO Campus, le service offert par Pole Star est également actif dans des aéroports, centres commerciaux, espaces d'exposition et grands magasins dans une vingtaine de pays. Il fonctionne en combinant signaux GPS, signaux Wi-Fi et données cartographiques pour localiser notamment les smartphones Android, iPhone et Windows Phone.

Ticatag se spécialise dans la technologie Bluetooth Low Energy (BLE) par leur produit ti'Beacon. Conçu pour l'intérieur des points de vente, il incite les consommateurs à entrer dans le magasin.

Les techniques et les technologies sont diverses. De la localisation RF (Radio Frequency) à la localisation basé sur l’image, l’Ulra-son et l’infra-rouge, la concurrence ne cesse pas. Le défi à relever par les stat-ups est l’indicateur coût-qualité. Le choix doit se baser sur une définition rigoureuse du cahier de charge de l’application de géolocalisation.