Après les satellites d’Internet haut débit de Google, la startup américaine « ConnectX » envisage de lancer les satellites serveurs de données. Le projet consiste à mettre en orbite une constellation de satellites miniatures.  Ces micros satellites emporteront des serveurs informatiques censés résoudre le problème du « Big data ».

D’ici début 2016, l’entreprise prévoit le lancement d’un premier satellite afin de tester sa technologie avant d’enchaîner un test pilot d’ici deux à trois ans.

ConnectX planifie la création d’une infrastructure de plateforme spatiale de « Cloud computing ». Des problématiques d’actualité dont elle présente ce grand projet comme solution ambitieuse. Cette startup nord-américaine nous surpris par ce défi technologique « The Space-Based Supercomputing Platform » ou ce qu’on peut appeler « supercalculateur spatial ».

Cette plateforme sera responsable de collecter différents types de données hétérogènes (Internet, terminaux mobiles, informatique domestique et professionnel, capteurs, etc.). Un centre de traitement des données spatiales sera au service des entreprises et des laboratoires de recherches du monde entier.

 

      Le projet ambitieux «  Space-Based Supercomputing Platform » de ConnectX

 

Le « cloud computing » selon ConnectX avec son architecture actuelle n’est pas en mesure de manipuler cette quantité de données gigantesques et croissantes. L’idée motrice est que les utilisateurs auront la possibilité de transférer leurs données vers les satellites serveurs qui les convertiraient avant de les renvoyer vers la plateforme cloud hébergeant les applications analytiques.

Un concept que ConnectX affirmait pouvoir réduire le cout et augmenter les performances et la sécurité du stockage et du traitement des données. Cependant sur son site internet, la jeune entreprise n’explicite pas les détails techniques. Seuls quelques sites américains de référence (Wall Street journal, Fortune, GigaOM, Examiner) ont pu faire des interpellations avec l’équipe de ConnectX et en savoir plus.

Ce projet se base sur deux innovations motrices. La première est de remplacer le code binaire classique par un nouvel « langage symbolique ». Selon le reporteur, ce langage augmentera d’une façon admirable la quantité d’informations transmises toute en réduisant le volume de données. La quantité d’informations contenue dans chaque symbole permettra de compenser les vitesses de transmission inégales à celles des serveurs physiquement interconnectés.

La seconde innovation pilier des travaux de ConnectX consiste à une modification des faisceaux hertziens afin d’augmenter les taux de transmission des données entre les satellites, depuis et vers la Terre. Quelques mois avant, le professeur Alan Willner, de l’université de Californie du Sud, a présenté une technique permettant d’atteindre un taux de transfert de 32 Go par seconde sur une distance de 2,5 mètres.

ConnectX cite d’autres avantages favorisant la mise des serveurs sur orbite dans l’espace. D’une part, les data centers peuvent être alimentés gratuitement grâce à l'énergie solaire. D’autre part, l’absence de gravité optimisera le fonctionnement des disques durs des serveurs grâce à la faible résistance et de plus le froid spatial extrême garantira un refroidissement idéal.

La question qui se pose : Est-ce c’est la force des moyens ou le moyen de force pour une telle jeune entreprise ? Mais ce qui est certain, d’ici 2018, on aura une révolution dans la notion des serveurs informatiques.

                                                                                                                                                         

                                                                                                                                                          Par Noura BACCAR
                                                                                                                                                           Département R&D